Pour partir en Écosse, je m'étais fait un carnet de voyage. Je ne savais pas très bien à quoi il allait me servir parce que je ne suis pas une grande collectionneuse de tickets d'entrée et, comme chroniqueuse, je n'ai pas le talent de Delacroix ou de Nicolas Bouvier, mais j'avais été tellement séduite par les carnets présentés dans Moments Scrapbooking il y a quelques mois qu'il fallait absolument que je m'en confectionne un! Comme notre voyage en Écosse devait se dérouler en plusieurs étapes, l'occasion était toute trouvée.

Voici l'objet, pris en photo sur mes genoux, dans la voiture (plus en situation que ça, on ne fait pas) en attendant d'embarquer dans le ferry pour Skye. Si, si, on savait qu'il y a un pont, c'est juste que ça cadrait mieux avec notre itinéraire.

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Pour la couverture, j'ai utilisé un morceau de carton "préformé" récupéré... sur l'emballage d'une housse de couette. J'étais contente de mon idée, mais ce n'est pas à conseiller. Une fois recouvert, l'ensemble manque de souplesse, il vaut mieux faire ses charnières soi-même en faisant une belle couverture cartonnée comme  Gaëlle sait si bien les faire. Le papier kraft que j'ai utilisé pour recouvrir ma couverture est un papier kraft renforcé extrêmement solide. Il doit y avoir deux épaisseurs de papier avec, à l'intérieur, des fibres en croisillons qui donnent ce motif en losanges. J'ai ce papier sous mon bureau depuis que nous avons ré-emménagé, il doit venir du Japon, mais je ne sais pas comment il a atterri dans mes affaires. En tout cas, il m'a donné entière satisfaction, la première qualité que j'exigeais de lui étant la robustesse, vu que je n'avais pas envie d'être obligée de traiter ce carnet de route comme un incunable de la Bibliothèque nationale! Le carnet est maintenu fermé par un élastique de mercerie vieilli à la distress et fixé à la quatrième de couverture par deux gros œillets. Rien à signaler de ce côté-là, ça a tenu tout le voyage. Petite déco très simple pour éviter d'avoir des éléments en relief qui s'accrochent un peu partout, finalement, ni le brad ni la ficelle n'ont posé de problème, mais les coins de la bande imprimée se décollent quand même un peu! Les superbes autocollants transparents MLYB sont un cadeau d'Alexandra. Anecdote amusante pour Alex: c'est vers la fin du séjour, en sortant mon carnet de mon sac, que je me suis rendu compte qu'il y avait une pellicule protectrice sur les autocollants et que je ne l'avais pas décollée! Je me suis empressée de le faire pour l'étiquette "Roadbook", et j'ai commencé à arracher la pellicule recouvrant l'autocollant "Date of travel" avant de réaliser que j'avais mis la date Août 2010 en rub-ons SUR cette pellicule! Un détail... je rectifierai maintenant que j'ai retrouvé mon matériel! Le titre, enfin. Oui, si j'avais pris la peine de mesurer toutes les lettres une par une au lieu de travailler au jugé (comme d'habitude...), j'aurais commencé par mettre le S plus à gauche, du coup je n'aurais pas été obligée d'utiliser un "p" minuscule renversé à la place d'un D majuscule à la fin et l'ensemble eût été plus centré... oui, mais on ne se refait pas! Si vous voulez tout savoir, j'ai opté pour Scotland parce que je n'avais qu'un S dans cet alphabet, ce qui m'empêchait d'écrire Écosse, et comme les autres autocollants étaient de toute façon en anglais... 

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Vous avez vu tout ce que j'ai réussi à raconter sur une malheureuse couverture? Allez, on passe à l'intérieur. A l'intérieur, il y a un tout petit cahier de 8 feuilles cartonnés reliées par une reliure cousue, et j'ai fixé au dos de la page de couverture une pochette en plastique que j'ai en partie recouverte de papier pour qu'on ne voie pas le scotch double face. J'ai ensuite rajouté deux brads pour fixer le haut ainsi qu'un demi-cercle imprimé au centre. Sur la première page de mon livret, j'ai mis une carte de l'Écosse et j'ai depuis lors dessiné dessus notre itinéraire.

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Une double page du livret intérieur. Tous les imprimés sont des Mamarazzi. J'ai fait des encadrés contenant à chaque fois deux entrées, avec la date et le nom de l'étape. D'une manière générale, c'était suffisant pour mes notes télégraphiques. En revanche, par souci d'économie, j'ai préféré imprimer sur du papier blanc ordinaire que sur du cardstock... sur le plan esthétique, ce n'est pas l'idéal... le papier blanc est vraiment trop fin, à force, il est marqué par les bords de l'imprimé qui est collé dessous!

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Une double page qui comporte une pochette, juste pour le plaisir de faire une pochette. Finalement, j'y ai glissé des fleurs de bruyère... et de la laine de mouton!!!

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Pour le dos de la quatrième de couverture, j'avais fait un bloc notes (utile, en fin de compte). C'est pour cela qu'il me fallait une structure rigide avec une tranche, pour laisser un peu de place à la reliure en spirale. Mon système d'élastique fixé directement sur l'intérieur de la couverture, recouvert ensuite de cardstock, et dont ne sortait qu'une petite boucle censée tenir le stylo n'a finalement pas tenu la route, il s'est décollé au bout de quelques jours!

Bilan de l'opération:

  • sur le plan du scrap, une liste de défauts qui remplirait bien deux pages dudit carnet. Il paraît qu'on apprend de ses erreurs, qu'est-ce que je suis devenue savante depuis!
  • sur le plan pratique, pour ce type de voyage, le journal s'est révélé très utile. Il nous évite surtout maintenant, quand nous passons en revue les (un nombre à 3 chiffres, peut-être 4....) photos, de nous demander "C'était où déjà, que t'as pris cette photo de loch/cascade/petit port/mouton sur la route?"