30 avril 2009
Doute dissipé
Voilà, mon doute est désormais dissipé, j'ai collé ma page de droite "Ellis Island", souvenez-vous, je vous avais montré la page de gauche ici, ce n'était que la semaine dernière. Au passage, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais c'est la deuxième semaine que je poste deux pages dans la semaine, il y a du mieux, non? Alors, que peut-on bien fabriquer pour tergiverser à propos d'une page aussi simple? Eh bien, par exemple se demander s'il vaut mieux mettre la fenêtre à gauche de la mosaïque de visages ou la mosaïque des visages à gauche de la fenêtre, s'il vaut mieux aligner complètement les deux blocs verticaux ou les décaler légèrement, et en cas de décalage, s'il vaut mieux que la fenêtre soit plus ou moins haute que les visages... Juste avant de coller, quand j'ai été assaillie par le fameux doute, la fenêtre était à gauche des visages, et les deux blocs étaient alignés. En fin de compte, je suis contente d'avoir changé, quand on regarde la double page, c'est bien que la lecture des deux pages se termine par cette fenêtre.
Dans la grande salle du rez-de-chaussée d'Ellis Island, on est d'abord accueilli par les monceaux de malles, cantines et panières, que vous avez vus sur ma première page. Ensuite, on passe dans un espace entièrement consacré à l'histoire de l'immigration aux Etats-Unis. Les statistiques sur le nombre d'immigrants, sur leurs pays d'origine, sur la répartition par âge ou par sexe sont présentées de manière extrêmement vivante par des montages en volume et permettent de se faire très rapidement une idée de la structure des flux migratoires depuis le début du XIXe siècle. Plusieurs applications interactives invitent le visiteur à en savoir plus sur les différentes communautés ethniques et linguistiques présentes aujourd'hui aux Etats-Unis, à découvrir quels mots l'américain a emprunté aux langues des immigrants, à retrouver des ancêtres, etc.
L'un des aspects les plus saisissants de cette salle, c'est cet immense mural que constitue une mosaïque de visages d'immigrants (ou de descendants d'immigrants). Symbole de la diversité américaine, il est en fait constitué d'une multitude de petits volets placés en oblique, avec au recto, un visage et au verso, une partie de la bannière étoilée, qui apparaît en entier quand on se place sous le bon angle. Mon mari a préféré photographier le côté "visages".
A Ellis Island, on ne se sent pas submergé par les statistiques, c'est toujours l'aspect humain qui prévaut. Devant cette mosaïque de visages, j'ai pensé au refrain de cette chanson de Paul Simon (qui n'est pas une chanson sur l'immigration, d'ailleurs) mais qui dit "They've all come to look for America" (ils sont tous venus pour chercher l'Amérique). Au premier étage, devant cette fenêtre par laquelle on voit la statue de la Liberté, je n'ai pas pu m'empêcher de penser que, entre 1892 et 1954, plus de douze millions de personnes avaient regardé dans cette direction, en espérant de tout leur coeur être autorisées à entrer sur le territoire américain et y commencer une nouvelle vie...
Encore quelques mots sur Ellis Island, car plusieurs d'entre vous m'ont laissé, la semaine dernière, de gentils commentaires disant qu'elles trouvaient cette visite intéressante. Jusqu'en 1890, les questions d'immigration relevaient de la compétence de chaque état des Etats-Unis. Pour l'état de New York, les contrôles et les formalités se faisaient à Battery Park, à la pointe sud de Manhattan. Entre 1855 et 1890, huit millions d'immigrants étaient déjà entrés aux Etats-Unis. En 1890, la responsabilité en matière d'immigration a été transférée à l'Etat fédéral qui a décidé d'ouvrir un centre de traitement des formalités d'immigration à Ellis Island, dans le port de New York. Il ouvrit ses portes le 1er janvier 1892, et la première personne à passer par le centre fut une jeune Irlandaise du nom d'Annie Moore, âgée de quinze ans, qui arrivait aux Etats-Unis accompagnée de ses deux frères. Cinq ans après, les bâtiments furent ravagés par un incendie, mais le gouvernement ordonna leur reconstruction et le centre rouvrit en 1900. L'immigration battait son plein, en 1907, le centre vit passer environ 1,25 millions d'immigrants. Attention, toutefois, il ne faut pas croire que tous les immigrés ont transité par Ellis Island. Les passagers de première et deuxième classe faisaient l'objet d'un rapide contrôle à bord des navires et étaient dispensés du passage par le centre sauf s'ils avaient un sérieux problème de santé ou si leur situation juridique n'était pas claire. En revanche, les passagers de troisième classe, eux, étaient acheminés par chaloupe à Ellis Island, où ils étaient soumis à un contrôle d'identité et à une inspection sanitaire. Les immigrants en bonne santé et dont les papiers étaient en règle quittaient généralement l'île trois à cinq heures après leur arrivée. Ceux qui avaient des problèmes de santé mineurs étaient dirigés vers l'hôpital de l'ïle, les cas les plus sérieux étaient refoulés, tout comme les gens en situation irrégulière ou sous le coup d'une condamnation dans leur pays d'origine. On estime à 2% environ le pourcentage de candidats à l'immigration refoulés. Pendant chacune des deux guerres, l'île a servi de centre de détention pour les gens soupçonnés d'être des ennemis de l'Amérique. C'est en 1954 que le centre a définitivement fermé ses portes. Un vaste programme de restauration a été lancé en 1984 et le bâtiment principal a rouvert en tant que Musée de l'immigration d'Ellis Island en 1990.
21 avril 2009
Ce n'est pas beau de se moquer!
Tout d'abord, je vous signale, mais vous êtes nombreuses à le savoir et à l'avoir cité, ce Blog Candy sur le site de la boutique Camayon. Il y a un lot très fourni à la clé, et il y a beaucoup d'intéressées aussi!
Et puis, comme vous le savez, ce n'est pas beau de se moquer. Alors, pour faire taire les mauvaises langues, oui, oui, là-bas, loin, dans l'Océan Indien par exemple... eh bien aujourd'hui, je vous montre une autre page! Et toc! Ne me remerciez pas, ça me fait plaisir.
Non, je rigole, c'est vrai que je mets un temps fou pour faire une page et je vous remercie de venir sur mon blog même lorsqu'il n'y en a pas. Pour celle-ci, je n'ai pas mis trop de temps quand même, peut-être deux heures en tout, changement de papier de fond compris. J'étais partie sur un fond blanc jusqu'à ce que je m'avise qu'un fond noir serait plus approprié à l'atmosphère que je souhaitais: du "vintage C&S", si vous voyez ce que je veux dire, c'est-à-dire quelque chose qui évoque l'ancien temps tout en restant sobre et graphique, de toute façon je ne sais pas faire autre chose! Pour son vis-à-vis, en revanche, il faudra attendre un peu, je sais quelles photos je vais mettre, deux photos que j'aime beaucoup, mais la mise en page s'annonce difficile... Comptez une bonne semaine!
Ellis Island est, comme vous le savez sans doute, une petite île dans le port de New York. Ouverts en 1892, les bâtiments ont vu, jusqu'en 1954, passer pas moins de 12 millions d'immigrants. Ils ont en quelque sorte parfaitement illustré ces vers d'Emma Lazarus gravés sur une plaque à l'intérieur du socle de la Statue de la Liberté ... "Give me your tired, your poor, your huddled masses yearning to breathe free..." Aujourd'hui, les bâtiments rénovés "à l'identique" abritent un magnifique musée, aussi intéressant qu'émouvant. La grande salle de l'étage, dite salle du registre, est réellement magnifique. Depuis cette salle, on accède aux différentes pièces où avaient lieu les divers entretiens et examens médicaux auxquels étaient soumis les immigrants. Il y a beaucoup de documents et d'objets d'époque, beaucoup de petites histoires dans la grande Histoire à méditer, comme celle de cette famille belge arrivée d'Anvers en 1920 avec trois filles entre 8 et 14 ans, dont l'une est l'arrière-grand-mère d'un des employés du musée aujourd'hui... Une belle réussite et un vibrant hommage à ceux qui ont "fait" les Etats-Unis....
Et ma page, que j'allais oublier!
Avant de vous laisser, pour répondre à une question d'hier concernant les deux pages sur la statue de la Liberté: la première page présentée (avec la grande photo) va à gauche et la suivante (petites photos) à droite. Il me semblait quand même important d'avoir une grande photo de la statue entière, puisque la double page me permettait aussi de faire la part belle aux détails....
20 avril 2009
C'est mon jour de générosité
Profitez-en, dans un élan de générosité insensé (je n'ai plus rien en réserve et vu la vitesse à laquelle je scrappe, cela n'augure rien de bon pour la suite...) aujourd'hui, je vous montre deux pages. Ben oui, c'est comme ça, j'avais envie de vous les montrer toutes les deux. En fait, bien que cela m'arrive rarement, j'ai essayé de concevoir directement une double page qui ira dans mon album New York. A ce propos, j'en profite pour dire à toutes celles que j'ai ennuyées avec mes histoires d'album pour pages A4 format paysage que j'ai trouvé mon bonheur...
Cette double page est consacrée à la statue de la Liberté et j'ai eu bien du mal à choisir quelles photos j'allais retenir étant donné que mon mari l'avait photographiée sous toutes les ...soudures (non, même pas, puisque tout est riveté dans la statue!). J'ai fini par sélectionner une grande photo et cinq autres à développer en petit. Ca donne... des pages qui ne coûtent pas cher en papier:
Au cas où vous l'ignoreriez, ce que nous appelons la statue de la Liberté avait été officiellement baptisée "la Liberté éclairant le monde" "Liberty enlightening the world", d'où le titre. Evidemment, les tickets d'entrée ne sont pas authentiques, c'est juste qu'ils tombaient bien pour meubler...
Et pour la page d'en face, vive le tuto pour développer les petits formats!
Vous remarquerez que la débauche de papier et autres embellissements se poursuit. Comme d'habitude, le scanner n'aime pas les pages sur fond blanc comportant des éléments en relief. Pour les plus observatrices, oui, j'ai dû rajouter une espèce de pièce en demi-cercle sur mon sticker date, pourquoi? Parce qu'après trois essais impeccables sur une feuille de brouillon, mon coup de tampon "au propre" sur le sticker s'est soldé par un infâme pâté tout brouillé, ce qui ne m'a laissé d'autre choix que de bricoler avec les moyens du bord un demi-cercle avec une date propre pour recouvrir ledit pâté!
03 mars 2009
Réponse et challenge kit
Me revoici... après quelques jours de "repos", et surtout une pause bloguesque, cela fait du bien de vous retrouver!
Je commence par quelques messages personnels. Pour Marie-Hélène, d'abord, qui s'interrogeait sur ma destination de vacances. Pas de plage au sable d'or, pas de pente enneigée (même si la tenue vestimentaire pourrait le laisser croire) pas de campagne non plus, et si le mot "repos" était entre guillemets dans la première phrase, c'est parce que nous étions LA:
Un peu plus sur la ville qui ne dort jamais d'ici quelques jours semaines...
Suite des messages personnels: merci à celles qui m'ont envoyé des recettes par la poste et leurs réalisations pour le concours "Scrapper les dix mots" par courriel. Je vous préviens, si vous m'avez envoyé une recette par la poste, que la Poste belge a lancé, sans doute pour célébrer mon retour, trois "journées d'action" (entendez: une grève). Si vous n'avez pas de nouvelles de moi alors que vous avez envoyé votre recette il y a plusieurs jours, il se peut qu'elle soit bloquée par cet excès "d'action" et qu'elle ne me parvienne qu'un peu plus tard. Mais je me réjouis déjà du déluge qui va suivre dans ma boîte aux lettres...
Pour ce qui est de "Scrapper les dix mots", en revanche, pas de problème, il faut m'envoyer un scan ou une photo de la réalisation par courrier électronique, et aux dernières nouvelles, cette fonction n'est pas perturbée par les "actions" de la Poste...
Allez, pour vous prouver que je ne fais pas que demander aux autres de participer à des concours ou à des échanges et que je scrappe un peu aussi, voici la page que j'avais envoyée à Stéphanie pour le challenge kit sur son blog liliscrap. Je n'ai pas utilisé tout le kit, loin de là, même si je pense bien avoir employé un petit bout de chaque papier. Il y avait plusieurs embellissements disponibles, dont un joli morceau de tarlatane (j'ai vu ce mot-là chez Biche, j'espère qu'elle sait ce qu'elle dit!) que je ne suis pas arrivée à placer sur ma page.
Merci à Stéphanie, qui est en pleine préparation d'un examen important, d'avoir pris le temps d'organiser et de préparer ce petit jeu que toutes les participantes semblent bien avoir trouvé très agréable!
03 octobre 2008
Eden
Merci pour tous vos gentils messages d'hier. Si vous avez envie de participer à cette dictée de page, il est encore temps, vous avez encore jusqu'au 5 octobre! De toute façon, ne manquez pas d'aller voir l'album où Pascale a placé les pages déjà faites, c'est ici, il n'y a que de belles choses!
En attendant de pouvoir vous montrer quelques réalisations qui sont soit dans le courrier, soit sur ma table de scrap, je vous laisse pour le week-end avec cette photo de l'Abel Tasman National Park, en Nouvelle-Zélande...
Il s'agissait ici de rentabiliser au maximum mon compte gratuit Flickr(!) et d'essayer une des fabuleuses fonctions dont je peux disposer sans débourser un seul cent (en USD ou en EUR), en l'occurrence celle qui permet d'écrire sur ses photos...
18 septembre 2008
Tiens, une page!
Comme quoi, tout arrive sur ce blog...même une page de scrap de temps en temps. Celle-ci m'a pris plusieurs soirées, et pourtant, on ne peut pas dire qu'elle soit compliquée.
En rangeant mes affaires de scrap, j'ai retrouvé un certain nombre de photos que je n'ai pas encore scrappées, notamment celles de notre voyage au Sénégal il y a quatre ans. J'avais déjà scrappé pas mal de ces photos dans un style plus européen, mais il m'en reste. Le seul problème, c'est qu'à l'époque, mon mari avait encore un appareil argentique, qui a rendu l'âme depuis, ce qui fait que ces photos sont beaucoup plus précieuses que les numériques. J'ai bien les négatifs, mais c'est quand même un tout petit peu plus compliqué à manipuler...
En tout cas, il y a plusieurs photos que j'aimais bien dans le tas qui me reste, et je me suis donc attaquée à la première. Mis à part le traitement en C&S et le papier bleu à petits points marron, cette page, à l'arrivée, n'a plus rien de commun avec ce que je prévoyais au départ. J'étais partie avec le brun foncé en fond de page, mais du coup le titre n'était plus vraiment intégré au reste. Au début, je voulais aussi laisser une petite ligne de la couleur du fond entre les blocs, et puis j'ai changé d'avis... A part ce papier bleu à petits points, aucun des imprimés de mon stock ne me satisfaisait, jusqu'à la découverte de cette providentielle chute de Cherry Arte qui allait très bien sur ma page. Je vous épargne la longue réflexion sur le bien-fondé de ces trois petits brads à gauche, et ce par égard pour certain lecteur assidu quoique non scrappeur, actuellement diminué par un fâcheux accident de sport...
Je vous assure que tout est droit dans ma page, c'est une fois de plus ma photo qui ne l'est pas. Sur la fenêtre d'édition des messages de Canalblog, l'image n'est pas terrible, j'espère que ce sera mieux sur le blog même. Il vous faudra peut-être zoomer pour voir, sur le montant gauche de la boutique, qu'il y a effectivement écrit, verticalement "AGROALIMENTAIRE". J'aime cette capacité qu'ont les Africains de tirer parti de toutes les ressources qu'offre notre langue, en employant des mots pourtant parfaitement appropriés, mais que parfois nous avons oubliés ou auxquels nous ne pensons pas...
28 août 2008
Promis, bientôt, ça recommence
C'est promis, je reprends bientôt la publication de mon album, mais j'ai dû interrompre ma production pendant quelques jours. J'ai des pages presque terminées, mais je ne veux pas les bâcler uniquement pour pouvoir en mettre une par jour sur mon blog, alors aujourd'hui je vais encore faire diversion avec une petite photo mystère que je gardais en réserve pour les jours creux!
D'après vous, à quoi ça sert?
Il n'y aura rien à gagner, désolée...mais vous aurez une réponse en images!
09 août 2008
Là-bas si j'y suis...
Un titre que les fidèles de France Inter auront reconnu et qui me paraissait bien adapté à mon petit article du jour, car je voulais aujourd'hui présenter à ceux et celles de mes visiteurs qui fréquentaient mon blog pour y entendre parler du Japon quelques blogs en direct de là-bas. Ce n'est pas une raison pour ne plus venir me voir non plus! Ces blogs apparaîtront dans la colonne "Liens amis" sous la rubrique "Là-bas si j'y suis"...
Les blogs francophones d'expats à plus ou moins long terme au Japon ne manquent pas sur la toile. On y trouve de tout, car toutes les situations et toutes les sensibilités sont représentées. Selon les conditions, la durée et les raisons de l'expatriation, ces blogs offrent toute une palette d'émotions et de sentiments bien différents, à vous de voir dans quelle ambiance vous vous sentez le mieux.
le terrier à Tokyo: Partir en expat à Tokyo avec quatre enfants de quinze mois à quatorze ans, c'est possible! Et trouver en plus le temps de faire des bricolages, de la couture et même un peu de scrap, aussi, apparemment! Beaucoup de sujets d'étonnement, de découvertes et d'expériences nouvelles à partager car la famille vient à peine de s'installer au Japon.
3 ans au Japon: Une autre famille avec deux enfants en bas âge, déjà à Tokyo depuis plusieurs mois. Devenue mère au foyer par la force des choses, Flo a créé un blog très actif, avec parfois deux ou trois posts dans la journée. Du quotidien et du vécu, raconté par le menu. (Elle est en vacances en France en ce moment, donc si vous êtes en mal d'exotisme, il vaut mieux attendre quelques jours).
Flo à Tokyo: Une situation différente: pas d'enfants, et l'auteur est partie au Japon pour son travail, et non pour suivre son conjoint. Flo (une autre) a "un oeil" que j'adore, surtout quand il est collé au viseur de son appareil photo. Elle s'est promis de visiter toutes les préfectures du Japon, et elle en ramène des clichés superbes.
Nagoya en français: un blog dont je vous ai déjà parlé car, pour une fois, j'en connais personnellement l'auteur. Installée dans l'archipel depuis bientôt vingt ans, Baiya maîtrise parfaitement le japonais, à l'écrit comme à l'oral, et nous apporte une vision "de l'intérieur", puisqu'elle ne vit pas dans un milieu d'expatriés et qu'elle a accès à toutes ces informations que nous, pauvres ignorants analphabètes, ne pouvons pas trouver au Japon. Cependant, Baiya continue à découvrir, à s'étonner, à sourire, et parfois à s'indigner. Une lecture très instructive pour ceux qui veulent vraiment en savoir plus sur le Japon d'aujourd'hui.
Et pendant que j'y étais, ici, pas là-bas, j'ai rajouté la fonction "Newsletter" dans la colonne de gauche, parce que vous êtes nombreuses à me l'avoir demandé. Je vous préviens, je ne suis pas sûre d'avoir compris comment ça marche! Moi, j'utilise Bloglines pour surveiller mes blogs car, vu que je ne fais pas souvent le ménage dans ma boîte de réception, il vaut mieux que je ne reçoive pas un e-mail à chaque nouveau post sur un des blogs que je lis., sous peine de dépasser très vite la capacité de ma boîte aux lettres électronique. Si j'ai bien compris, on peut choisir entre "recevoir la newsletter" ou "être prévenu à la publication d'un nouveau message". Je vous conseille vivement de choisir la deuxième option car je n'ai pas l'intention d'écrire de newsletter! En revanche, si vous n'utilisez pas Bloglines et que vous voulez être informés quand un nouveau billet est mis en ligne sur mon blog, peut-être que vous trouverez cette fonction pratique. Je verrai bien, à l'usage, comment ça fonctionne...
13 février 2008
En voyage
Ce petit voyage à Kyushu nous a une nouvelle fois donné l'occasion de faire l'expérience de cette conception du voyage toute particulière qu'ont les Japonais.
Ici, en effet, inutile de compter sur les pannes de motrices, arrêts en pleine voie, mouvements d'arrêt de travail d'une catégorie du personnel, grèves et autres retards inexpliqués pour pimenter votre voyage. Un retard ou une annulation de vol ou de train à grande vitesse ne peuvent être dus qu'à un typhon, à un tremblement de terre ou, à l'extrême rigueur, à d'importantes chutes de neige. Ce week-end, d'ailleurs, il y a eu quelques perturbations liées à la neige, mais ça n'arrive qu'une ou deux fois par an et il est rare que tout le pays soit touché.
Il faut donc trouver autre chose pour divertir les passagers. Nous, par exemple, nous sommes partis de Centrair, qui est le nouvel aéroport de Nagoya. Centrair, inauguré en février 2005 à l'occasion de l'exposition universelle, est moderne, clair et lumineux. Il offre aux voyageurs tout ce qui est nécessaire pour voyager dans de bonnes conditions: des boutiques de souvenirs, des restaurants et des bains. Son ouverture, il y a trois ans, a attiré les foules. Les visiteurs sont accourus de toute la préfecture d'Aichi et même des préfectures avoisinantes. C'est le côté un peu désuet du Japon, on va en famille voir les avions, comme dans "Le dimanche à Orly", comme chez nous il y a trente ans... Il y a trois ans, on pouvait voir au journal télévisé régional des files interminables devant les restaurants de l'aéroport, car les gens ne rechignaient pas à attendre deux heures pour manger un bol de ramen parfaitement ordinaire et rigoureusement identique à celui qu'ils auraient pu manger en bas de chez eux. Le comble, c'est que pendant cette semaine inaugurale de folie, l'énorme majorité des clients étaient des curieux et non pas des voyageurs, ces derniers se voyant obligés de renoncer à se restaurer avant le départ sous peine de manquer leur avion. Ce qui a très bien marché aussi à l'ouverture de Centrair, c'est la mascotte de l'aéroport. En peluche, en plastique, à suspendre à son téléphone, en tapis de souris, elle a remporté un tel succès qu'en deux jours les boutiques de souvenirs étaient en rupture de stock. Eh oui, car l'avantage à Centrair, c'est que tout le monde est kawaii, voyez plutôt:
Ce sont tous nos Centrair Friends! Il y a Jet-kun, Hikoki-kun, (les avions), Kumo-kun et Kurokumo-kun (les nuages), Inu-kun et Neko-chan (le chien et le chat) (kun et chan sont de petits suffixes affectueux utilisés pour les enfants ou les petits animaux mignons)... je ne vais pas tous vous les citer, la mascotte est en bas, c'est la créature rouge avec le chapeau. Alors, mon mari vous dira: "Ils prennent vraiment les gens pour des ... hum... demeurés", mais moi qui maîtrise désormais parfaitement le deuxième degré et qui vais bientôt passer au troisième, je trouve ça cute et kawaii.
A notre arrivée à Oita, il n'y avait pas de mascotte, enfin, je ne suis pas sûre d'avoir bien regardé, mais s'ils ne donnaient pas dans le kawaii, en revanche ils avaient le sens de l'humour, ce qui est plus rare ici. En effet, au milieu des valises, sur le convoyeur à bagages, on pouvait voir tourner ceci:
C'est une énorme assiette qui porte l'inscription "Welcome to Oita Airport", garnie de deux magnifiques sushi aux oeufs d'oursin en plastique. Elle a la taille d'un gros bagage et passe sans cesse sur le convoyeur, un peu comme quand on va dans un kaitenzushi... Quand on ne peut pas être kawaii, il faut savoir être original!














