10 juin 2009
Je vais d'excès en excès
Merci d'être passées hier malgré la panne de Canalblog une bonne partie de la matinée. J'ai bien ri en voyant que ma référence à la crème Mont Blanc suscitait tant de réactions chez vous. Oui, Christine, c'est inexplicable, mais la couleur de ce Bazzill Swiss dots me fait penser à la crème Mont Blanc parfum praliné. Ca ne marche qu'avec le Swiss dots, un uni de la même teinte me laisse indifférente. Sinon, je suis comme Flo et la Bretoccitane, maintenant ça ne me dit plus rien, et il y a des choses que j'adorais étant enfant et que j'ai mangées à nouveau il y a quelque temps... ça n'avait plus rien à voir! Une sorte de madeleine de Proust à rebours...
Mais le sujet du jour n'est pas culinaire mais botanique... eh oui, je vous emmène de nouveau au jardin. Si je vous avais habituées à des pages sans journaling, vous allez vous dire que les choses changent, et pas qu'un peu. Cet album est en train de devenir le plus verbeux que j'ai jamais fait... Après avoir un peu réfléchi, je pense que c'est l'influence d'Ali Edwards, sur cet album, je me suis décidée à raconter l'histoire qui va avec la photo... Ici, derrière cette photo totalement insignifiante, il y a toute une histoire...
Visiblement, de l'excès de zèle à l'excès de texte, il n'y a qu'un pas que j'ai allègrement franchi sur cette page... je vous mets un gros plan du journaling pour que vous ne soyez pas découragées avant de commencer:
Et si vous voulez tout savoir, la clématite mesure aujourd'hui environ 1,50 m et elle a quelques boutons...
05 juin 2009
Béatitude
Voici une nouvelle page bébé qui n'a pas été sans mal... Je n'y peux rien, j'aime bien les longues bandes étroites de papier rayé (rayures verticales), et les petits motifs assez discrets, les pois rayés, quoi, comme la crop du même nom! Du coup, quand j'ai eu fini ma page (c'était après que j'en ai définitivement écarté un petit cercle orange qui était pourtant pile de la couleur des pois du papier imprimé, mais qui, allez savoir pourquoi, n'allait vraiment pas sur ma page), eh bien j'ai eu l'impression qu'elle ressemblait à une page que j'avais déjà faite. Il faut dire que j'improvise au fur et à mesure, je ne dessine jamais de sketch, de toute façon je ne sais jamais quoi faire au départ. J'ai vérifié dans l'album d'Axel, mais non, aucune des pages réalisées jusqu'à maintenant n'est disposée comme ça et il n'y en a que la moitié qui ont une longue bande étroite rayée...
Le petit Axel, comme vous pouvez le constater, est loin de faire pitié. D'aucuns le compareraient à un bouddha, ce que je me refuse à faire, tout comme j'ai refusé d'utiliser le mot "zen", si à la mode et trop galvaudé, pour lui préférer un mot français bien plus approprié en l'occurence: béatitude.
Ce week-end, je pars vers le sud! Si, si, à Saint Quentin! Comment ça, c'est dans le nord? Regardez une carte et vous verrez qu'on est toujours au sud de quelqu'un ou de quelque chose. Alors, à Saint Quentin, il y a la crop de l'Aisne... et ce sera ma première crop en cinq ans et demi de scrap! Je me réjouis déjà de rencontrer "pour de vrai" plein de gens que je connais déjà virtuellement, et de participer aux ateliers organisés. En revanche, si j'ai bien compris, on rentre de ce genre d'événement avec des tas de projets commencés à terminer, alors ne vous attendez pas à voir les résultats la semaine prochaine!
29 mai 2009
La minute botanico-littéraire du vendredi
Pour mon journal de jardin, les idées fusent. Je ne sais pas comment ça se fait, j'ai plusieurs pages qui avancent en même temps et même des idées très assez précises de ce que je veux faire. Ca ne m'empêche pas de changer d'avis en cours de route, mais je commence à me dire que c'est ma façon de scrapper, ni plus ni moins. Pour la page qui suit, j'ai préparé la colonne de photos au début de la semaine et finalisé le journaling avant-hier. J'étais prête à partir, avec un tout autre fond que j'avais très envie d'utiliser... mais ça ne collait pas. J'ai assez vite renoncé à ma première idée et je suis allée me coucher avant-hier soir avec une vision assez exacte de ce que devrait être la disposition de ma page, et j'ai concrétisé cela hier soir.
Je n'ai pas résisté à la tentation pour le titre quand celui-ci m'est venu à l'idée. Notez que je n'ai quand même pas mis "24 jours de la vie d'un ail", car c'eût été par trop manquer de respect à M. Stefan Zweig. Je ne peux pas garantir que le reste de l'album sera aussi littéraire...
et le journaling (je vais vous donner de mauvaises habitudes, là)
Papiers Toga, SEI et... ficelle!
27 mai 2009
Ce que ça donne
Grâce aux conseils avisés de Stephanie et de Rubi'Nouillette et grâce à un tuto canadien qui ne brûle pas les étapes quand il explique une manip dans Photoshop, j'ai pu terminer hier soir ce que j'avais en tête. J'avoue que, lorsque j'ai enfin obtenu, à peu de choses près, le résultat que je souhaitais, je n'étais pas peu fière! Au départ, l'impression n'était pas fidèle à ce que j'avais à l'écran, j'ai dû changer deux cartouches d'encre, faire un petit nettoyage des têtes d'impression, mais finalement, le résultat me convient. Et puisque j'en suis aux confidences, je peux aussi vous dire que j'étais tellement contente de mon travail que je me suis gratifiée d'une grosse tartine de chorizo en récompense. Eh oui, on a les gratifications qu'on peut.
Alors, la voilà, ma photo triturée et devenue fond de page... Elle s'étale désormais à la première page de ce qui va devenir un journal de jardin, le fameux projet qui commençait à germer l'autre jour et qui commence presque à faire des feuilles...
Si, si, c'est une page de scrap! Il y a une photo, tout au fond, une bande de papier imprimé, un tampon, et même deux fleurs (là, je me suis surpassée, mais dans le reste de l'album, il n'y en aura plus puisqu'il y aura des photos de vraies fleurs) et, grande innovation, le journaling le plus long que j'ai jamais écrit depuis que je scrappe.
Comme c'est mon jour de bonté, et pour célébrer ma lune de miel avec Photoshop, je vous mets un gros plan du texte pour que vous n'ayez pas besoin de zoomer. C'est mon jour, je vous dis.
A demain...
18 mai 2009
La page maudite, mais faite
Hier, j'ai fait une page. Ou, plus exactement, j'ai fini une page qui attendait depuis deux mois et demi. Et pour être encore plus précise, j'ai repris deux éléments censés aller avec une photo pour faire une page et je suis repartie de zéro. Il y avait effectivement deux mois et demi que je voulais scrapper cette photo et que rien n'allait. Je voulais utiliser le grand tampon Heidi Swapp "Imagine" et je ne savais pas où le placer, j'étais partie avec un fond couleur ficelle qui me plaisait de moins en moins, bref j'étais bloquée. Hier, donc, j'ai ressorti la photo et le petit cercle avec "artist" que j'avais déjà assemblé, ainsi que le chipboard avec la main rouge, et la photo, qui faisait encore 13 x18. Après avoir un peu réfléchi et sorti quelques unis, ô suprise, j'ai opté pour un fond blanc (je me demande pourquoi je réfléchis encore, étant donné que c'est toujours par un fond blanc que ça finit...). Et là commencent "mes petites histoires" que vous aimez bien...
1. La malédiction de la peinture jaune: Pour rester dans l'esprit "bricolage", j'ai pensé au plastique à bulles. Bien. Je me suis donc mise en devoir d'exhumer mes peintures acryliques. Ah, le flacon de jaune était aux trois-quarts vide et il a été stocké horizontalement. Visiblement, ça ne lui a pas plu, et pour manifester sa désapprobation, il a séché. Tout le reste de peinture s'est étalé sur une paroi du flacon, et il est bien sec. Qu'à cela ne tienne, j'ai recours aux grands moyens. Une demi-bouteille d'acétone plus tard, j'ai réussi à pas mal diluer le reste de peinture. Il est certes granuleux, mais suffisamment liquide pour être étalé sur le papier à bulles, et le relief donné accentuera l'aspect patouillage. J'applique le plastique à bulles sur mon fond avec beaucoup de précautions. Je suis satisfaite du résultat. Sauf que... Mon petit embellissement, qui traînait par là, a, lui aussi, sans que je m'explique comment, été en contact avec la peinture jaune, ce qui n'était pas prévu. Allez, ici, je vous montre la page, pour faire une petite pause:
J'ai donc été obligée de changer le petit chipboard rouge maculé de peinture jaune. Mais ce n'est pas tout.
2. La vengeance du tampon: Je ne sais comment, le tampon Heidi Swapp acrylique, dont l'utilisation me posait tant de problèmes que je me demandais si j'allais oui ou non m'en servir, s'est retrouvé posé sur la photo. C'était une impression maison, et en retirant le tampon, une partie de la couche superficielle de la photo a suivi la surface acrylique... Du coup, j'ai définitivement renoncé à utiliser ce tampon, et j'ai réimprimé ma photo... en 10 x 15, parce que je n'ai pas fait attention. Là, c'en était trop, j'ai décidé qu'elle resterait en 10 x 15!
3. Un titre qui se tient à carreau: Pour le titre, je tiens à remercier M. James Joyce, et je n'ai même pas eu de problème d'impression! Vous allez me dire, mais il n'y a qu'un tout petit bout de papier, encore, sur cette page. Je vous répondrai qu'il aurait pu ne pas y en avoir du tout. Alors, ne vous privez pas de zoomer pour aller vérifier que ce Sassafras Lass a bien un quadrillage en couleurs!
Le cadre rouge genre "estompé", c'est Photoshop qui me l'a rajouté, ne me demandez surtout pas comment. C'est aussi en voulant redresser la photo que je me suis retrouvée avec une image sur laquelle le papier quadrillé semble collé de travers, alors qu'il est droit!
13 mai 2009
Premier pas
Ce serait très exagéré que de dire que ce sont mes premiers pas dans le monde du scrap digital. Tout ce qu'il y a de digital là-dedans, ce sont les mauvais traitements que j'ai fait subir à cette photo. Depuis quelque temps, je lorgne sur les pages de Marie-Laure, Maïna, Ramasyl ou Bleumarine qui, elles, savent utiliser les brushes, ce qui n'est pas mon cas! Je me suis quand même enhardie à farfouiller dans les différents menus de Photoshop et j'ai fini par constater qu'on pouvait toucher un peu à tout sans conséquences irréversibles. J'ai découvert des menus dont j'ignorais l'existence et j'ai fini par tomber sur cet encadrement "timbre poste" qui m'a bien plu. Le plus difficile a été de faire quelque chose autour, parce que Photoshop est bien gentil mais il ne vous fait pas les découpes... Il a fallu que je fasse un fond de couleur (je ne sais même pas comment j'y suis arrivée, j'y vais complètement à l'aveuglette, je clique un peu partout, j'essaie les options qui sont activées, parfois j'arrive à un point qui me plaît bien, et puis ça change parce que j'ai cliqué au mauvais endroit et je n'arrive pas à retrouver ce que j'avais avant). Evidemment, je n'ai découvert la couleur qu'une fois ma photo imprimée, et là il a fallu que j'improvise avec les papiers... je m'attendais à du bleu pâle et c'est du gris qui est sorti! J'ai encore utilisé la police Ali Edwards, mais comme j'ai utilisé du noir, j'ai pu rajouter tous mes chers accents.
Cette page est inspirée des créations vues sur les blogs cités ci-dessus, que je visite souvent ces derniers temps, mais je ne les ai même pas regardés avant de la faire, de crainte d'être trop influencée, et je me suis juste laissé guider par l'inspiration.
07 mai 2009
Travaux pratiques
Il fallait que je m'y mette, ça me démangeait vraiment d'essayer de faire une page d'après Scrapbooking Pure Inspiration. Après avoir gaspillé pas mal du temps que je m'étais réservé, j'ai fini par jeter mon dévolu sur la page 19, forme baroque et couleur noire en moins. Le seul reproche que je puisse faire à ce livre, c'est que les auteurs des pages ne sont pas identifiées! On ne sait donc pas exactement qui on scraplifte. Enfin, je sais que ce n'est pas Pascale, ni Stéphanie, il me reste Sandrine ou Virginie.
J'ai quand même mis deux bonnes heures à faire cette page qui est pourtant un scraplift total de (la partie que j'ai retenue de) l'original. Bizarrement, j'ai trouvé tout de suite les papiers qu'il me fallait, Bazzill Swiss dots pour le fond, imprimés Imaginisce et un uni vert American Crafts qui allait bien avec. Mais je n'ai pas tout de suite coupé droit, j'ai dû recouper, et puis j'ai imprimé ma petite phrase trop bas pour mon carré ivoire, du coup le bloc photo ne rentrait plus, il a fallu que je réimprime sur l'autre face. Et j'ai été confrontée au problème qui m'a préoccupée une partie de la soirée: les accents. Eh oui, j'ai utilisé la police officielle Ali Edwards (disponible gratuitement sur son blog), mais les caractères ne sont pas accentués. Et moi, les accents qui manquent, c'et comme les fautes d'orthographe, ça me dérange. Beaucoup. Surtout sur mes pages. Evidemment, dans mes stylos et feutres fins, pas le moindre qui aurait pu convenir. Je suis allée fouiller dans les vieilles trousses pleines de crayons et feutres qui normalement fonctionnent encore mais que mes enfants ont mis au rebut pour des raisons obscures. Rien. Il y avait bien un marqueur dont la couleur semblait correcte, japonais en plus, donc bien fin, mais complètement desséché. Finalement, à la fin du match de foot, mon fils passe me voir et a la bonté de me donner une autre trousse que je n'avais pas encore explorée. Enfin, je tombe sur un crayon de couleur vert bronze qui pourrait faire l'affaire, dont la mine est cassée. J'avoue que je l'ai d'abord soupçonné d'être le genre de crayon dont la mine se casse quand on veut trop la tailler, mais je m'excuse de l'injustice que je lui ai faite, il s'est fort bien comporté. Il y a bien une légère différence de teinte, mais c'est mieux que pas d'accents!
Bon, je vous la montre, ma page? Vous êtes peut-être déjà partie la voir depuis longtemps sans attendre la fin de mes élucubrations...et vous avez eu raison...
Encore mon neveu Axel, que j'ai vu le week-end dernier, et qui a déjà quitté le statut de nouveau-né pour celui de bébé...
30 avril 2009
Doute dissipé
Voilà, mon doute est désormais dissipé, j'ai collé ma page de droite "Ellis Island", souvenez-vous, je vous avais montré la page de gauche ici, ce n'était que la semaine dernière. Au passage, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais c'est la deuxième semaine que je poste deux pages dans la semaine, il y a du mieux, non? Alors, que peut-on bien fabriquer pour tergiverser à propos d'une page aussi simple? Eh bien, par exemple se demander s'il vaut mieux mettre la fenêtre à gauche de la mosaïque de visages ou la mosaïque des visages à gauche de la fenêtre, s'il vaut mieux aligner complètement les deux blocs verticaux ou les décaler légèrement, et en cas de décalage, s'il vaut mieux que la fenêtre soit plus ou moins haute que les visages... Juste avant de coller, quand j'ai été assaillie par le fameux doute, la fenêtre était à gauche des visages, et les deux blocs étaient alignés. En fin de compte, je suis contente d'avoir changé, quand on regarde la double page, c'est bien que la lecture des deux pages se termine par cette fenêtre.
Dans la grande salle du rez-de-chaussée d'Ellis Island, on est d'abord accueilli par les monceaux de malles, cantines et panières, que vous avez vus sur ma première page. Ensuite, on passe dans un espace entièrement consacré à l'histoire de l'immigration aux Etats-Unis. Les statistiques sur le nombre d'immigrants, sur leurs pays d'origine, sur la répartition par âge ou par sexe sont présentées de manière extrêmement vivante par des montages en volume et permettent de se faire très rapidement une idée de la structure des flux migratoires depuis le début du XIXe siècle. Plusieurs applications interactives invitent le visiteur à en savoir plus sur les différentes communautés ethniques et linguistiques présentes aujourd'hui aux Etats-Unis, à découvrir quels mots l'américain a emprunté aux langues des immigrants, à retrouver des ancêtres, etc.
L'un des aspects les plus saisissants de cette salle, c'est cet immense mural que constitue une mosaïque de visages d'immigrants (ou de descendants d'immigrants). Symbole de la diversité américaine, il est en fait constitué d'une multitude de petits volets placés en oblique, avec au recto, un visage et au verso, une partie de la bannière étoilée, qui apparaît en entier quand on se place sous le bon angle. Mon mari a préféré photographier le côté "visages".
A Ellis Island, on ne se sent pas submergé par les statistiques, c'est toujours l'aspect humain qui prévaut. Devant cette mosaïque de visages, j'ai pensé au refrain de cette chanson de Paul Simon (qui n'est pas une chanson sur l'immigration, d'ailleurs) mais qui dit "They've all come to look for America" (ils sont tous venus pour chercher l'Amérique). Au premier étage, devant cette fenêtre par laquelle on voit la statue de la Liberté, je n'ai pas pu m'empêcher de penser que, entre 1892 et 1954, plus de douze millions de personnes avaient regardé dans cette direction, en espérant de tout leur coeur être autorisées à entrer sur le territoire américain et y commencer une nouvelle vie...
Encore quelques mots sur Ellis Island, car plusieurs d'entre vous m'ont laissé, la semaine dernière, de gentils commentaires disant qu'elles trouvaient cette visite intéressante. Jusqu'en 1890, les questions d'immigration relevaient de la compétence de chaque état des Etats-Unis. Pour l'état de New York, les contrôles et les formalités se faisaient à Battery Park, à la pointe sud de Manhattan. Entre 1855 et 1890, huit millions d'immigrants étaient déjà entrés aux Etats-Unis. En 1890, la responsabilité en matière d'immigration a été transférée à l'Etat fédéral qui a décidé d'ouvrir un centre de traitement des formalités d'immigration à Ellis Island, dans le port de New York. Il ouvrit ses portes le 1er janvier 1892, et la première personne à passer par le centre fut une jeune Irlandaise du nom d'Annie Moore, âgée de quinze ans, qui arrivait aux Etats-Unis accompagnée de ses deux frères. Cinq ans après, les bâtiments furent ravagés par un incendie, mais le gouvernement ordonna leur reconstruction et le centre rouvrit en 1900. L'immigration battait son plein, en 1907, le centre vit passer environ 1,25 millions d'immigrants. Attention, toutefois, il ne faut pas croire que tous les immigrés ont transité par Ellis Island. Les passagers de première et deuxième classe faisaient l'objet d'un rapide contrôle à bord des navires et étaient dispensés du passage par le centre sauf s'ils avaient un sérieux problème de santé ou si leur situation juridique n'était pas claire. En revanche, les passagers de troisième classe, eux, étaient acheminés par chaloupe à Ellis Island, où ils étaient soumis à un contrôle d'identité et à une inspection sanitaire. Les immigrants en bonne santé et dont les papiers étaient en règle quittaient généralement l'île trois à cinq heures après leur arrivée. Ceux qui avaient des problèmes de santé mineurs étaient dirigés vers l'hôpital de l'ïle, les cas les plus sérieux étaient refoulés, tout comme les gens en situation irrégulière ou sous le coup d'une condamnation dans leur pays d'origine. On estime à 2% environ le pourcentage de candidats à l'immigration refoulés. Pendant chacune des deux guerres, l'île a servi de centre de détention pour les gens soupçonnés d'être des ennemis de l'Amérique. C'est en 1954 que le centre a définitivement fermé ses portes. Un vaste programme de restauration a été lancé en 1984 et le bâtiment principal a rouvert en tant que Musée de l'immigration d'Ellis Island en 1990.
28 avril 2009
Economique
Mais non, Marie-Hélène, je ne suis pas en vacances! Ca, c'était il y a trois semaines, maintenant c'est fini. Mais, si je ne m'abuse, il y a encore une zone en France qui est en vacances jusqu'à la fin de la semaine. C'est juste que, sur les blogs, il y a peut-être un peu moins d'activité que d'habitude. Mes visiteurs d'hier, quoique plutôt nombreux, ont été un peu moins loquaces que certains autres jours, mais les derniers commentaires ont été très édifiants. Quel bonheur de vous lire! J'ai appris en effet que la poste allemande était encore pire que la poste belge puisqu'elle va jusqu'à juger certains envois trop légers pour certains formats, et que la poste française avait refusé d'acheminer le mail'art Brassens de Maryvonne! Enfin, le principal, c'est que mes papillons, eux, soient bien arrivés en Suisse (malgré le dépassement dans la zone interdite). Un merci tout particulier à Steph pour son gentil commentaire à propos du ton de mon blog...
A part ça? Eh bien, dans la série "Je fais des pages quasiment sans papier et je persiste à vouloir appeler ça du scrap", voici ma dernière réalisation. Oui, depuis quelque temps, le bloc de feuilles blanches Canson A4 est devenu mon meilleur ami. D'ailleurs, il va falloir que j'en rachète un. Sinon, samedi, j'ai trouvé par hasard un petit bloc 15 x 15 de papiers Offbeat de Basic Grey, et si je continue en si bon chemin, il n'est pas près d'être fini!
Est-ce à dire que cette page où il n'y a pratiquement que des photos a été rapide à réaliser? Bien sûr que non! Il faut dire que je me suis longtemps obstinée à vouloir partir d'une photo 10 x 15 en noir et blanc associée à deux petites photos couleur. C'est par hasard, parce que j'en avais assez d'essayer des combinaisons qui ne me plaisaient pas, que j'ai posé sur la page deux autres petites photos de la même série, et alors le déclic s'est fait.
Canson blanc, BG Offbeat, journaling card Maya Road, vieil alphabet Provocraft noir, thickers American Craft Foam
Bien sûr, l'avantage de ces photos où il n'y a que deux couleurs très neutres, c'est qu'on peut mettre un peu ce qu'on veut avec, et j'ai opté pour de la couleur... en dehors des photos. Enfin, par petites touches, bien sûr! Il n'est pas dit que je n'utiliserai pas ma fameuse photo 10 x 15 en noir et blanc de la même série pour faire une autre page, toujours avec ces papiers, car j'aime bien l'association.
20 avril 2009
C'est mon jour de générosité
Profitez-en, dans un élan de générosité insensé (je n'ai plus rien en réserve et vu la vitesse à laquelle je scrappe, cela n'augure rien de bon pour la suite...) aujourd'hui, je vous montre deux pages. Ben oui, c'est comme ça, j'avais envie de vous les montrer toutes les deux. En fait, bien que cela m'arrive rarement, j'ai essayé de concevoir directement une double page qui ira dans mon album New York. A ce propos, j'en profite pour dire à toutes celles que j'ai ennuyées avec mes histoires d'album pour pages A4 format paysage que j'ai trouvé mon bonheur...
Cette double page est consacrée à la statue de la Liberté et j'ai eu bien du mal à choisir quelles photos j'allais retenir étant donné que mon mari l'avait photographiée sous toutes les ...soudures (non, même pas, puisque tout est riveté dans la statue!). J'ai fini par sélectionner une grande photo et cinq autres à développer en petit. Ca donne... des pages qui ne coûtent pas cher en papier:
Au cas où vous l'ignoreriez, ce que nous appelons la statue de la Liberté avait été officiellement baptisée "la Liberté éclairant le monde" "Liberty enlightening the world", d'où le titre. Evidemment, les tickets d'entrée ne sont pas authentiques, c'est juste qu'ils tombaient bien pour meubler...
Et pour la page d'en face, vive le tuto pour développer les petits formats!
Vous remarquerez que la débauche de papier et autres embellissements se poursuit. Comme d'habitude, le scanner n'aime pas les pages sur fond blanc comportant des éléments en relief. Pour les plus observatrices, oui, j'ai dû rajouter une espèce de pièce en demi-cercle sur mon sticker date, pourquoi? Parce qu'après trois essais impeccables sur une feuille de brouillon, mon coup de tampon "au propre" sur le sticker s'est soldé par un infâme pâté tout brouillé, ce qui ne m'a laissé d'autre choix que de bricoler avec les moyens du bord un demi-cercle avec une date propre pour recouvrir ledit pâté!

















