Je suis tombée sur la nouvelle hier alors que je lisais le Monde en ligne: Fantômette est orpheline, et avec elle toutes ses ferventes admiratrices et lectrices (je ne sais pas si la série suscitait autant d'enthousiasme chez les garçons): Georges Chaulet, auteur de cette série qui a fait les beaux jours de la bibliothèque rose (et les miens entre l'âge de 7 et 10 ans!) nous a quitté(e)s hier.

Je vous parle peut-être d'un temps que les moins de ... 40 ans ne peuvent pas connaître, puisque le premier "Fantômette" est paru en 1961, même si l'article du Monde indique que la série avait toujours du succès. Personnellement, je pense avoir lu et relu une bonne dizaine de fois, avec un plaisir sans cesse renouvelé, tous les Fantômette parus entre 1961 et 1975. Pas les suivants, parce que, passé un certain âge, ça ne faisait plus très sérieux. Mais je me souviens encore très nettement des élucubrations de la grande Ficelle, des descriptions des goûters de Boulotte et je me demande encore aujourd'hui comment l'astucieuse justucière a bien pu réussir à préserver le secret sur son identité... Certaines scènes et certains noms sortis de l'imagination fertile de Georges Chaulet sont encore gravés dans ma mémoire, comme Philibert Haucourt de la Soiray (je crois bien que c'était dans Fantômette contre Charlemagne, si vous êtes aussi une ex-addict, vous pouvez peut-être le confirmer). Je me souviens aussi fort bien qu'une camarade de classe m'avait emprunté "Fantômette et la grosse bête" et ne me l'a jamais rendu!!!

 

Je ne sais pas si les petites filles d'aujourd'hui lisent encore Fantômette, elle doit leur sembler bien démodée, malgré sa villa "aux lignes futuristes", la pauvre n'avait pas d'iPhone et n'était pas sur Facebook... Mais j'ai quand même ressenti un petit pincement de coeur en lisant cette nouvelle hier.

Apparemment, je n'étais pas la seule, car aujourd'hui, sur le site du Monde, c'est l'article sur la disparition de Georges Chaulet qui se trouve en tête de la liste des "articles les plus partagés", et cela me fait plaisir... ou alors il n'y a que les femmes de ma génération qui lisent Le Monde en ligne?