D'envergure mondiale, l'événement. Planétaire même, voire intersidéral. Malheureusement éclipsé par la démission de Berlusconi, mais là c'est un mal pour un bien.

Oui, j'ai rangé ma table de scrap! Et même les abords, enfin un tout petit peu.

Si vous avez manqué l'événement, voici un bref reportage qui vous le fera revivre - presque- comme si vous y étiez.

9h00: au commencement était, non pas le Verbe, mais le chaos:

haos

Photo non truquée. N'essayez pas de faire la même chose chez vous.

Les opérations de déblaiement débutent. Je suis dans un bon état d'esprit, animée par une sorte de détermination sereine, confiante dans l'issue de la confontation.

10h00 (oui, j'ai été interrompue deux ou trois fois). J'ai rangé plusieurs feuilles de papier, jeté des petites choses, et j'ai fait ce que je m'étais pourtant juré de ne PAS faire... ouvrir une nouvelle boîte de chutes!

hutes

Oui, mais dans cette boîte-là, ce ne sont QUE des chutes assorties, nuance! Ah bon, parce que dans les autres boîtes, elles ne l'étaient pas?

10h30: Par endroits, la surface en bois du bureau commence à réapparaître. Ca n'a l'air de rien, comme ça, mais je vous assure que lorsqu'on est lancé dans une entreprise d'une telle envergure, ce détail a son importance, rien de tel pour raviver une motivation défaillante.

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Vous avez vu, il y a des rayures! On se demande bien quand elles ont pu être faites, vu que ce bureau est recouvert de strates et d'amoncellement de papiers et matériels de scrap divers pendant 98% du temps. Il faut dire qu'il n'a pas toujours été une table de scrap non plus...

11h00 Ce qui est sûr, c'est que rien ne se perd. Je rédécouvre un ticket de cinéma datant du mois de juin, que j'avais vainement cherché au moment de le mettre dans mon album 52 semaines. Comme il y a la date dessus, rien de plus facile que de ressortir la page de la semaine en question, et de le glisser dans la pochette. Je me demande si parfois on n'exagère pas un peu l'importance du classement, c'est vraiment très surfait.

11h30 J'aborde le ventre mou de mon tas. Ma détermination en a pris un sale coup et je sens dans mon dos le regard narquois du sac poubelle. Oui, c'est toujours comme ça, au départ, le sac poubelle est affaissé dans un coin, et puis on commence à le remplir, et plus il prend de l'embonpoint, plus il prend de l'assurance. Sentant ma vulnérabilité, il en profite: "Tu vas pas garder ça, quand même?" Euh.... ma résolution vacille... en fait, je ne sais pas si je vais le garder ou pas, pour tout dire, j'en ai un peu ras la casquette de ce rangement. Le sac poubelle pousse son avantage: "Et si tu m'approchais du bord de la table, que tu prenais ce truc, là, qui serait parfait pour racler tout ce qui reste sur le bureau et que j'avalais tout?". Je mentirais si je disais que je n'étais pas tentée. Mais je résiste, d'autant plus que je viens de retrouver un petit classeur Atoma acheté il y a quelques semaines pour ranger mes tampons acryliques et dont l'absence ne m'avait frappée que voici quelques jours. Histoire de faire une pause, je range mes tampons dedans.

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12h15 Le plus dur est fait. Le sac poubelle boude. J'arrive à la "lie", fine couche de bouts de ficelle, de brads écrasés, de minuscules chutes de perfo, de pelures de gomme....

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Sans aucun remords, je balance la lie dans le sac poubelle. Cela ne le ramène pas à de meilleurs sentiments, il espérait beaucoup mieux, mais ça m'est bien égal. Il espère secrètement que je vais aussi le prendre en photo (vous aussi peut-être), mais il n'en est pas question!