Merci pour vos nombreux et gentils messages d'hier à propos de mon petit album sur Rome, je les ai tous lus avec énormément de plaisir, et je remercie plus particulièrement celles qui se sont risquées pour la première fois à laisser un commentaire.

Il faut tout de même que je vous dise que ma joie a été ternie, pendant toute la journée, par un constat fait mercredi soir après avoir posté mon article. Mardi soir, j'avais mis la dernière main à mon album en terminant la page de couverture et en faisant la reliure. Mercredi après-midi, j'ai fait les photos, et j'ai rédigé l'article dans la soirée. Ensuite, j'ai décidé de ranger ma table de scrap pour éviter l'accumulation de strates préjudiciables à la poursuite de mon activité. Et après avoir débarrassé un certain nombre de choses, je me suis rendu compte que je n'avais pas retrouvé mon fameux tampon clear Artemio "Damask" dont j'étais si contente! Pour celles qui connaissent ce tampon, c'est en fait une plaque de quatre tampons clear, et j'ai utilisé les deux plus grands pour l'album. Ils ont beau être transparents, ce sont quand même des tampons qui font au moins 10 cm sur 8, moins faciles à égarer que les petits tampons "tache d'encre", par exemple!

Mercredi soir, j'ai cherché jusqu'à près de minuit, en vain. Hier matin, avant de partir, j'ai refait une petite fouille rapide. J'ai essayé de passer en revue tous les endroits bizarres, toutes les possibilités saugrenues. Ce qui était sûr, c'est qu'il n'était pas dans les affaires qui restaient sur mon bureau. J'ai fouillé la corbeille à papiers, les boîtes rangées sous le bureau au cas où il serait tombé dedans, poussé le petit meuble à côté du bureau pour m'assurer qu'il n'était pas tombé entre le bureau et le meuble, toujours rien. Etant donné que, souvent, je nettoie mes tampons dans la salle de bains, je l'ai inspectée de près.  J'ai essayé de me souvenir précisément où et comment je l'avais nettoyé, pensant l'avoir peut-être laissé sécher le soir dans la salle de bains, avoir été interrompue le matin pendant que je le rapportais dans ma scraproom et l'avoir déposé dans un endroit incongru entre les deux? Hypothèse plausible, mais à quel endroit?

Ce n'est pas que j'en avais besoin immédiatement (vu ma vitesse de croisière en scrap, vous vous doutez bien que le prochain mini, ce n'est pas avant six mois) mais c'est juste que ça m'agaçait prodigieusement de ne pas savoir ce que j'en avais fait. J'ai interrogé mes enfants, sans trop d'espoir, d'ailleurs mon fils ne trouvait pas cette disparation alarmante puisque "des tampons, t'en a plein, de toute façon". J'aurais bien voulu avoir sous la main un des enquêteurs de l'équipe des romans policiers d'Alexandra Marinina, celui qui est spécialisé dans l'exploration de la mémoire et qui fait revivre leurs souvenirs aux gens en leur posant des tas de questions du style "Ce jour-là, portiez-vous une jupe ou un pantalon? Un manteau gris ou un manteau bleu?" Ce soir-là, je portais une veste d'intérieur avec laquelle j'aime bien traîner, j'ai regardé dans les poches, même dans les poches de mon peignoir.... rien.

Hier soir, reprise des fouilles. J'ai regardé dans les endroits que j'avais déjà examinés la veille, essayé de reconstituer la succession chronologique des faits. Mon exaspération était à son comble mais j'essayais de réfléchir, comme un limier. Je commençais à m'orienter vers l'hypothèse du "collage": un tampon clear, c'est fait pour se coller à une surface lisse. J'ai examiné, un par un, tous les paquets d'alphabets que j'avais sortis pour l'album (c'est-à-dire quatre fois plus que je n'en ai réellement utilisé). Même chose pour les rub-ons, les stickers. Rien. J'ai fait tous mes classeurs de tampons clear, au cas où je l'aurais par inadvertance mis dans un classeur tout seul au lieu de le remettre sur la plaque avec les autres. J'ai sorti tout le tiroir de tampons clear qui ne sont pas dans les classeurs. Peine perdue. Je pensais avoir, comme on dit en anglais "left no stone unturned".

Après dîner, j'ai repris ma réflexion sur le fil des événements, en gardant la théorie du collage à l'esprit. Et là, Eurêka! Une des dernières choses que j'ai faites sur l'album, c'est la reliure, et j'avais sorti toutes mes boîtes de spirales Zutter pour choisir la taille la plus adaptée... et il était là, collé entre deux boîtes (même pas collé à plat, en plus, à moitié enroulé!). Me voilà toute contente, et surtout l'esprit libéré: si je ne l'avais pas retrouvé, je n'aurais pas pu me remettre à scrapper, j'aurais passé mon temps à farfouiller à droite et à gauche en me disant que je n'avais peut-être pas bien regardé là ou là... Maintenant je peux profiter de mon week-end!