Hier, j'ai fait une page. Ou, plus exactement, j'ai fini une page qui attendait depuis deux mois et demi. Et pour être encore plus précise, j'ai repris deux éléments censés aller avec une photo pour faire une page et je suis repartie de zéro. Il y avait effectivement deux mois et demi que je voulais scrapper cette photo et que rien n'allait. Je voulais utiliser le grand tampon Heidi Swapp "Imagine" et je ne savais pas où le placer, j'étais partie avec un fond couleur ficelle qui me plaisait de moins en moins, bref j'étais bloquée. Hier, donc, j'ai ressorti la photo et le petit cercle avec "artist" que j'avais déjà assemblé, ainsi que le chipboard avec la main rouge, et la photo, qui faisait encore 13 x18. Après avoir un peu réfléchi et sorti quelques unis, ô suprise, j'ai opté pour un fond blanc (je me demande pourquoi je réfléchis encore, étant donné que c'est toujours par un fond blanc que ça finit...). Et là commencent "mes petites histoires" que vous aimez bien...

1. La malédiction de la peinture jaune: Pour rester dans l'esprit "bricolage", j'ai pensé au plastique à bulles. Bien. Je  me suis donc mise en devoir d'exhumer mes peintures acryliques. Ah, le flacon de jaune était aux trois-quarts vide et il a été stocké horizontalement. Visiblement, ça ne lui a pas plu, et pour manifester sa désapprobation, il a séché. Tout le reste de peinture s'est étalé sur une paroi du flacon, et il est bien sec. Qu'à cela ne tienne, j'ai recours aux grands moyens. Une demi-bouteille d'acétone plus tard, j'ai réussi à pas mal diluer le reste de peinture. Il est certes granuleux, mais suffisamment liquide pour être étalé sur le papier à bulles, et le relief donné accentuera l'aspect patouillage. J'applique le plastique à bulles sur mon fond avec beaucoup de précautions. Je suis satisfaite du résultat. Sauf que... Mon petit embellissement, qui traînait par là, a, lui aussi, sans que je m'explique comment, été en contact avec la peinture jaune, ce qui n'était pas prévu. Allez, ici, je vous montre la page, pour faire une petite pause:

portrait_copie

J'ai donc été obligée de changer le petit chipboard rouge maculé de peinture jaune. Mais ce n'est pas tout.

2. La vengeance du tampon: Je ne sais comment, le tampon Heidi Swapp acrylique, dont l'utilisation me posait tant de problèmes que je me demandais si j'allais oui ou non m'en servir, s'est retrouvé posé sur la photo. C'était une impression maison, et en retirant le tampon, une partie de la couche superficielle de la photo a suivi la surface acrylique... Du coup, j'ai définitivement renoncé à utiliser ce tampon, et j'ai réimprimé ma photo... en 10 x 15, parce que je n'ai pas fait attention. Là, c'en était trop, j'ai décidé qu'elle resterait en 10 x 15!

3. Un titre qui se tient à carreau: Pour le titre, je tiens à remercier M. James Joyce, et je n'ai même pas eu de problème d'impression! Vous allez me dire, mais il n'y a qu'un tout petit bout de papier, encore, sur cette page. Je vous répondrai qu'il aurait pu ne pas y en avoir du tout. Alors, ne vous privez pas de zoomer pour aller vérifier que ce Sassafras Lass a bien un quadrillage en couleurs!

Le cadre rouge genre "estompé", c'est Photoshop qui me l'a rajouté, ne me demandez surtout pas comment. C'est aussi en voulant redresser la photo que je me suis retrouvée avec une image sur laquelle le papier quadrillé semble collé de travers, alors qu'il est droit!