Merci pour vos visites et commentaires d'hier! Je me doutais bien que l'aubergine susciterait des réactions, tant cela semble incongru. Non, Patricia, les poireaux ça ne marche pas, d'ailleurs c'est un légume inconnu au Japon, au grand soulagement de mon fils qui les déteste! D'après les informations que j'ai trouvées, il semblerait que cette coutume liée à l'aubergine date de l'époque Edo, à une période où les aubergines étaient particulièrement chères et considérées comme un légume de luxe. Ce n'est plus le cas aujourd'hui, en revanche, on pourrait peut-être les remplacer par des courgettes, vendues ici environ 1,20 euro la pièce  (elles font à peine 3 cm de diamètre, en plus)! En ce qui concerne le kakizome, on choisit simplement de calligraphier un kanji ou un mot qui est censé porter bonheur, pas de rapport avec le sujet du rêve... Quoi qu'il en soit, en ce début d'année porteur d'augures et de présages pour les Japonais, si le nombre de visiteurs et de pages vues sur mon blog hier indique la tendance pour l'année, ce sera une année faste!

Au Japon, c'est aujourd'hui que se termine la période la plus festive du Nouvel An. Il va encore se passer des choses certains jours jusqu'à la mi-janvier, mais le 3 est le dernier des sanganichi, les trois jours fériés qui commencent l'année.

Ces trois premiers jours sont consacrés aux réunions de famille, aux visites et à la détente. A l'occasion des visites, les enfants reçoivent des "otoshidama", enveloppes contenant un ou plusieurs billets, qui correspondent à nos étrennes. Les Japonais offrent de l'argent liquide beaucoup plus volontiers que nous, non seulement au Nouvel An mais aussi à l'occasion d'un mariage, d'une naissance...ou de funérailles. Pour un mariage par exemple, personne n'achète de cadeau, mais on se présente avec une enveloppe garnie d'espèces sonnantes et trébuchantes. On trouve diverses enveloppes destinées à contenir ces dons, toutes ornées de noeuds élaborés mais les couleurs et les manières de nouer le noeud obéissent à un code bien complexe pour les étrangers...

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Autre symbole des sanganichi, les cerfs-volants (takoage) et le jeu de raquettes appelé hanetsuki. J'ai plutôt l'impression que ces jeux n'existent plus que sur les décorations et les cartes de Nouvel An, car si toutes les informations que je trouve m'indiquent que ce sont des jeux typiques du Nouvel An, je pense que les petits Japonais sont beaucoup plus intéressés par leur console de jeux que par ces cerfs-volants de papier:

takoage

                                                                                                      

ou ce fameux jeu de raquettes!

hanetsuki

En tout cas, j'aurai au moins appris pourquoi on voit ces raquettes en bois et ces cerfs-volants sur tous les dépliants publicitaires, cartes et bannières de saison. En fait, dans l'inconscient collectif, ils symbolisent toujours le Nouvel An même s'ils ont pratiquement disparu. Finalement, c'est un peu comme nos flocons et nos boules de neige sur nos cartes de voeux, alors que bien peu d'entre nous peuvent se vanter de connaître tous les ans un Noël blanc!    

A partir de demain, finies les vacances, et pour fêter ça il y aura du scrap!