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scrapbooking

24 mars 2007

Pause

Ca y est, la floraison des cerisiers commence, encore un tas de péripéties cette année, juste après la parution de la première carte, il s'est mis à faire froid, du coup la météo a dû revoir ses prévisions, non sans avoir présenté ses excuses au public car ce changement de calendrier a entraîné une avalanche d'annulations de réservations d'hôtels et d'excursions!

Et hier, j'ai trouvé ce charmant sous-verre me suggérant:

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Nous allons donc suivre ce sage conseil et je vous invite à en faire de même jusqu'au 1er avril (grosses coupures, petites coupures, qu'est-ce que vous préférez?)

A très bientôt...

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23 mars 2007

Un tout dernier mot...

... sur les cadeaux et leurs emballages. L'avantage du furoshiki, c'est que, lorsqu'on vous offre un cadeau emballé dedans, vous n'êtes pas obligé de vous retenir pour réprimer un fou rire comme quand vous recevez un cadeau emballé dans un joli sachet en papier comme celui-ci:

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Allez, le cadeau, un petit effort pour être plus chic!

Ou alors dans une ravissante pochette proclamant:

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Là, j'ai beau me creuser la tête, je ne sais pas d'où ils ont pu sortir cette toilette... Ces sachets sont en vente dans tous les rayons de papier d'emballage, et je pourrais vous en montrer de nouveaux tous les jours...

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22 mars 2007

Questions d'étiquette

Vous savez maintenant ce qu'est un furoshiki. De nos jours, on s'en sert toujours pour emballer ses petites affaires, mais surtout pour réaliser des emballages raffinés pour les cadeaux, et dans ce cas, l'étiquette est bien particulière.

Il faut d'abord préciser qu'au Japon, la personne qui reçoit un cadeau ne l'ouvre pas en présence de la personne qui le lui a offert. En tant qu'étranger, il vaut mieux être prévenu afin de ne pas interpréter comme du dédain ce qui est en fait une marque de bonne éducation. Les Japonais qui sont habitués à côtoyer des étrangers font une exception et ouvrent le cadeau en présence de celui qui l'a offert, pour ne pas le décevoir.

Il y a également exception dans le cas du furoshiki: le furoshiki reste en général la propriété de la personne qui offre le cadeau, c'est donc elle qui déballe le cadeau devant la personne à qui elle l'offre, et elle repart avec son furoshiki... sauf si elle précise que le furoshiki fait partie du cadeau! Il faut quand même préciser qu'un beau furoshiki en soie vaut entre 65 et 100 euros, selon la taille, donc parfois plus cher que le cadeau qu'il enveloppe! On trouve tout de même des furoshiki en coton, polyester ou rayonne à des prix plus raisonnables.

Lorsqu'on fait un emballage "formel" avec un furoshiki, on est censé ne pas faire de noeuds. En effet, ces noeuds représenteraient les liens qui unissent la personne qui offre le cadeau et celle qui le reçoit, or s'il faut défaire les noeuds pour ouvrir le cadeau, ces liens seraient dénoués! En fait, cette règle n'est plus vraiment appliquée, car un paquet fait avec un furoshiki sans noeuds ne reste pas longtemps fermé, car le tissu glisse trop.  L'emballage dépend aussi de l'occasion à laquelle le cadeau est fait. Au Japon, il est très courant de donner en cadeau une enveloppe contenant de l'argent. S'il s'agit d'un événement heureux (mariage, naissance), le pliage sera différent de celui qui est utilisé pour les événements tristes (funérailles...eh oui, ici, on fait un cadeau lorsqu'on va à un enterrement).

Lorsqu'on maîtrise les techniques d'emballage avec un furoshiki, on peut, en fonction de son imprimé, obtenir des résultats magnifiques. J'ai assisté à une démonstration au cours de laquelle le spécialiste de la question a utilisé un furoshiki imprimé aux quatre coins, chaque coin portant le symbole d'une saison avec une couleur différente, le reste du tissu étant uni. Il a emballé une boîte longue et étroite et a réussi à obtenir quatre noeuds de couleurs différentes! Les emballages de base font déjà beaucoup d'effet mais sont, finalement, assez simples à réussir quand on connaît quelques astuces, la principale étant de placer l'objet dans la diagonale du furoshiki et de rabattre non pas des pans droits, mais des coins du tissu.

Pour cette page, donc, ce n'est pas les emballages qui ont été les plus difficiles... J'ai emballé une boîte rectangulaire, un vase rond (emballage "pastèque) et deux bouteilles (emballées avec un seul et même furoshiki, mais séparées de manière à ne pas s'entrechoquer). C'est la prise de vues qui nous a demandé le plus de temps, réglage de la lumière, mise en place du fond uni, etc... une quarantaine de clichés pour en sélectionner un. J'avoue que j'avais craqué pour le papier mauve à fleurs découpé en rond, et que j'ai choisi les furoshiki utilisés pour la photo en fonction de lui. Le papier de fond est un papier japonais très texturé, évidemment on ne sent pas son relief mais au toucher il ressemble à du tissu. Les unis sont des washi, l'un avec beaucoup de fibres, l'autre en dégradé de mauve. Lettres et fleurs ont été découpées et passées à la glossy, et j'ai rajouté deux petits brads fleurs.

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La photo d'origine, si vous voulez voir de plus près:

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21 mars 2007

Emballer, tout un art

Quand on va au Japon et qu'on cherche des souvenirs à rapporter, on est tout content de se retrouver, au détour d'un rayon de grand magasin, devant un étalage de tissus imprimés de motifs traditionnels japonais, peut-être des foulards, ou des sets de table, ou des chemins de table, qui vont faire un cadeau idéal pour Tante Mauricette ou Belle-maman. Alors, on en déplie un premier, il est très joli, mais il est carré, pas très pratique pour un set de table, un peu petit pour un dessus de guéridon. On en déplie un autre, carré aussi, mais plus grand. Ce n'est pas encore ça, les rectangulaires, c'est peut-être en dessous? Vous pouvez déplier tout le rayon, ils seront tous carrés, car ce ne sont ni des foulards, ni des sets de table, mais des furoshiki. Qu'est-ce que c'est? C'est un carré de tissu, de dimensions variables (entre 50 cm et 2 m de côté), dont on se sert au Japon pour envelopper et transporter des choses.

Je vous préviens tout de suite, je vais vous parler du furoshiki pendant deux jours... il y a beaucoup de choses à dire, et j'ai peur de vous lasser avec mes articles à rallonge. Mais il y aura des photos et une page, parce que le furoshiki, c'est la lettre F de mon album.

Depuis l'époque Edo (1603-1868), les Japonais utilisent un furoshiki pour emballer tout et n'importe quoi. C'est un peu l'équivalent nippon de notre grand mouchoir noué aux quatre coins. Il existe six techniques de base pour emballer quelque chose dans un furoshiki, tout dépend de ce qu'on emballe. Évidemment, ces techniques datent de l'époque où l'usage du furoshiki s'est popularisé, ce qui explique par exemple qu'il existe une technique spéciale pour emballer...une pastèque! A partir de ces six techniques de base, on a développé plusieurs variantes qui permettent de réaliser un emballage plus raffiné, plus résistant, ou contenant davantage.

Beaucoup de Japonais se servent encore aujourd'hui d'un furoshiki, surtout pour emballer la "bento", boîte dans laquelle on emporte son repas (la boîte à tartines, pour les Belges d'entre vous, comme disait le regretté Manu Thoreau - désolée, cette parenthèse n'est intelligible que pour les Belges de souche et d'adoption). Dans les supermarchés, au moment de Saint-Valentin et du White Day (le 14 mars, réciproque de la Saint-Valentin), on trouve même des boîtes de chocolats emballées dans des tissus qui, techniquement, ne sont pas des furoshiki, mais qui imitent bien le style d'emballage traditionnel.

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L'inconvénient, avec cette folie de l'emballage, c'est que, de nos jours, les Japonais n'emballent plus tout dans de jolis tissus, loin s'en faut, depuis qu'ils ont découvert...le plastique. Pas une boîte de biscuits où les biscuits ne soient pas emballés individuellement dans des sachets de plastique, lesquels sont placés dans les alvéoles d'un plateau de plastique, le tout bien emballé dans un film plastique. Barquettes plastique, barquettes en polystyrène, sacs en plastique encombrent les caddies. Les boulangeries ne connaissent pas les sacs en papier et vous emballent consciencieusement chaque croissant, chaque pain au chocolat, dans un sachet en plastique (oui, si vous en achetez quatre, ça fait quatre sachets) pour les mettre ensuite dans un plus grand sac en plastique, avec le pain, lui aussi emballé dans son sac plastique! (Bon, pour les Belges, je ne vais pas tout faire bilingue, vous aurez rectifié, frigolite et couque au chocolat).

Et pourtant, on fait des choses ravissantes avec un furoshiki, mais je vous raconterai ça demain!

 

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20 mars 2007

Journée de la francophonie

Le 20 mars, c'est la journée mondiale de la francophonie. Pour fêter ça, je voulais vous montrer la superbe casserole que je me suis offerte. Lorsque je l'ai vue dans le rayon, je n'ai pas pu résister, il me la fallait absolument. Et comme c'était au magasin à 100 yens, que vous connaissez maintenant, pourquoi s'en priver?

Comme chacun sait, le français est non seulement la langue du chic et du bon goût, mais c'est aussi la langue de la bonne cuisine et de la gastronomie. Et comme, je le répète, au Japon, le français se vend bien, rien d'étonnant à ce qu'une casserole vendue ici porte une inscription en français. Enfin, avec des mots français... mais regardez plutôt:

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Allez, pour bien saisir le message, je vous la remets en gros plan:

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Cette fois, on remarquera que tous les mots sont correctement orthographiés, les accents sont bien placés, ils sont dans le bon sens et on n'en a même pas rajouté quelques uns pour faire "plus français". Les termes utilisés, "cuisine", "récipient", "plat", ont un rapport certain avec l'objet. Mais, à nouveau, c'est le sens du message qui m'échappe.

C'est surtout ce "deviendra bon à cuire plus loin" qui me plonge dans un abîme de perplexité. La casserole serait-elle équipée d'un capteur qui évalue la qualité du plat en cours de préparation et ne déclenche la cuisson que si le plat en est jugé digne? Ou est-ce que cela signifie juste que le plat n'en sera que meilleur s'il est cuit dans cette casserole?

En tous cas, je ne sais pas si ce cuisine récipient, lui, sera bon à être utilisé beaucoup plus loin, car je ne m'en suis servie qu'une fois et il y a déjà un éclat dans l'émail. Mais qu'est ce que vous voulez, on a déjà une casserole avec une inscription en français pour 105 yens, on ne va pas non plus vous donner du Le Creuset!

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19 mars 2007

Les petites filles du temple

Changeons de décor... c'est Cath, avec sa page "sourire de Bagan", qui m'a inspiré cette page. Elle m'a gentiment autorisée à lui piquer l'idée des petits noeuds.

Nous avons eu la chance de nous trouver à Bali au moment du Melasti, la plus grande fête hindouiste de l'année, pendant laquelle se déroulent de magnifiques cérémonies. La fête précède le jour du silence, qui marque l'entrée dans le nouvel an balinais. La cérémonie du Melasti a souvent lieu sur des plages ou près des rivières car on y amène les images et statues des temples pour les purifier dans l'eau. Nous n'avons pas eu tous les détails du rite, mais ce sont généralement des cérémonies fastueuses et très longues. Ces trois petites filles, parées comme des idoles, sont restées immobiles et souriantes, dans l'enceinte du temple, pendant tout l'après-midi qu'a duré la cérémonie... Avaient-elles un rôle à jouer par leur présence dans le temple alors que la cérémonie avait lieu à l'extérieur, nous n'en saurons rien, mais elles étaient ravissantes.

Je râle après mon scan qui me sort encore deux moitiés avec des teintes différentes, mais je ne sais pas quoi y faire!

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Papiers Reminisce et Clairefontaine "Papiers du monde", coeurs des fleurs Kodomo no Kao, superposés sur d'autres fleurs, ruban double face SEI (un vieux, vieux kit...)

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18 mars 2007

C'est dimanche

Le dimanche, les Japonais ne vont pas forcément au temple (bouddhiste) ou au sanctuaire (shintô). Oui, ces deux religions coexistent au Japon et les gens "pratiquent" les deux. Je mets ce mot entre guillemets car les fidèles ne semblent ni très fervents ni très assidus. Dans leur vie quotidienne, les Japonais mélangent les deux religions, pour certaines choses, on s'adresse à Bouddha, pour d'autres, aux multiples divinités du panthéon shintô. On fait bénir sa maison, sa voiture, son bébé par un prêtre shintô, on est enterré suivant le rite bouddhiste.

Les divinités shintô sont très compréhensives, on peut leur soumettre des requêtes très matérialistes: réussite aux examens, prospérité dans les affaires, mariage. Pour ce faire, on écrit son souhait sur une plaquette en bois appelée "ema", qui a toujours la même forme, et on l'attache ensuite, à l'aide d'un petit cordon rouge, sur un présentoir prévu à cet effet dans le sanctuaire. Au bout d'un certain temps, il y a plusieurs couches d'ema superposées!

La lettre E de mon album sera donc le mot "ema". Cette photo a attendu son heure assez longtemps, car je ne trouvais pas les papiers que je voulais pour aller avec. Finalement, c'est la vue du washi imprimé avec les éventails qui a servi de déclencheur, je n'avais pas la photo avec moi, mais il me semblait bien que les couleurs correspondraient. Heureusement, dans le magasin, il y avait aussi le washi bleu uni qui s'accordait bien avec l'imprimé, et j'avais déjà le rouille mûrier. Le petit tampon éventail a trouvé sa place lui aussi. Le washi bleu est une horreur à travailler, très mou, il se comporte comme du papier peint qui vient d'être encollé, on ne peut pas le tendre ou compter qu'il va rester rectangulaire, le temps qu'on fixe le haut, la forme du bas a changé... Le scan a un peu coupé la droite de la page.

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17 mars 2007

Elle est parue!

Un peu de repos aujourd'hui... Mais si vous aviez lu l'article sur la floraison des cerisiers sur le blog de Cath et que vous voulez voir la fameuse carte, j'ai le plaisir de vous annoncer qu'elle est parue! Vous pouvez allez voir ça ici, et même retourner la voir toutes les semaines, car elle est mise à jour régulièrement.

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16 mars 2007

Prendre le thé

C'est ici que l'expression "les règles de l'art" prend tout son sens. On parle en japonais de cha-no-yu, qui désigne l'eau du thé et par extension la cérémonie du thé, et de cha do qui signifie la voie du thé. La cérémonie du thé en est l'expression la plus visible, mais la voie du thé est avant tout une philosophie, une ascèse, un culte fondé sur « l’adoration du beau jusque dans les occupations les plus triviales de la vie quotidienne » comme l'écrit Okakura Kakuzô, auteur du "Livre du thé".

Pour un public occidental, tout ce qui est lié à la voie du thé est à la fois déroutant et fascinant. C'est peut-être le terme cérémonie qui nous induit en erreur car pour certains, il évoquera peut-être davantage le faste et l'apparat qui sont totalement absents de la cérémonie du thé japonaise, rituel hautement symbolique et codifié. Pour commencer à comprendre un peu en quoi consiste la voie du thé, il faut savoir qu'elle est étroitement liée au bouddhisme zen. Des cérémonies du thé étaient pratiquées dans les monastères dès le XIIIe siècle et c'est au XVe et XVIe siècles que les grands principes de la cérémonie du thé japonaise ont été établis, notamment par Murata Shuko et Sen no Rikyu. Selon l'enseignement du bouddhisme zen, tout acte de la vie quotidienne peut mener à l'illumination, ce qui a conduit au développement d'une esthétique qui recherche la beauté dans l'imperfection et les objets les plus simples. Shuko aurait affirmé qu'il préférait voir une lune partiellement masquée par les nuages qu'une pleine lune brillant dans un ciel dégagé. Simplicité et sobriété (wabi) caractérisaient déjà la cérémonie du thé, Sen no Rikyu y a ajouté le sabi (marque du temps, usure) et a véritablement codifié la cérmonie du thé. Les quatre grands principes dictés par Rikyû sont l’harmonie, le respect, la pureté et la sérénité.

Nous avons parfois du mal à accepter la façon dont ces principes sont appliqués car elle bouscule tous nos repères occidentaux. Ainsi, les bols utilisés pour la cérémonie du thé sont toujours imparfaits, irréguliers, ils pourraient sembler grossiers à certains. Puisqu'il est question d'harmonie, nous nous attendrions à quelque chose de parfaitement rond et régulier, or ce n'est absolument pas le cas, la beauté doit être recherchée dans l'imperfection... De même, la symétrie est proscrite, si l'on utilise un plateau noir en bois laqué, il faut que le pot soit en céramique, et d'une autre couleur. On place une composition florale dans la pièce où se tient la cérémonie du thé, mais ce n'est pas un arrangement complexe, car il faut que la fleur soit "comme dans la nature". On y place également une calligraphie. Le principe de pureté requiert que l'on abandonne les préoccupations matérielles de la vie quotidienne, c'est pourquoi la pièce où se tient la cérémonie est petite, très simple, traditionnellement on y entre à genoux, par une porte très basse. 

La cérémonie du thé reste très pratiquée au Japon aujourd'hui. Il faut savoir que son apprentissage demande plusieurs années. Il existe différentes écoles qui enseignent des rituels très légèrement différents, les plus connues sont Omotesenke et Urasenke. Dans les bonnes familles japonaises, il est de bon ton de faire apprendre la cérémonie du thé aux jeunes filles. Beaucoup d'étrangers viennent aussi l'étudier au Japon, notamment à Kyoto, et il existe un certain nombre de grands maîtres du thé étrangers. Si vous voulez en savoir plus, je vous recommande le site http://asso.chasen.free.fr/artsthe/japon_sado.php, en français, qui est extrêmement bien documenté ou si vous lisez l'anglais, le site de l'école Urasenke : http://www.urasenke.or.jp/texte/chado/chado2.html

Si vous n'avez pas le courage d'entreprendre la lecture du Livre du thé, vous pouvez peut-être en lire la brève présentation qui en est faite ici: http://www.peripheries.net/article233.html, car elle donne une très bonne idée de la façon de concevoir la voie du thé.

Ces explications un peu longues, j'espère pas trop austères pour un vendredi, me paraissaient nécessaires pour présenter le cha do, j'imagine assez mal connu en France. Je vous rassure, inutile d'avoir un doctorat de philo pour apprécier une cérémonie du thé. On peut, il me semble, aborder la voie du thé à différents niveaux. Ainsi, je ne suis absolument pas une spécialiste de la voie du thé, mais le simple fait d'effleurer le sujet m'a semblé enrichissant car cela remet en question un certain nombre de nos valeurs et principes, ce qui ne fait jamais de mal. Ensuite, si l'on veut approfondir sa connaissance du sujet, on doit alors entreprendre une véritable réflexion philosophique.

Simplicité et sobriété sont les principes sur lesquels sont fondés cette page, évidemment. Tous les papiers sont japonais, j'ai volontairement conservé le bord effrangé de l'uni orange puisqu'il faut rechercher la beauté dans l'imperfection. La calligraphie des deux kanji qui composent le mot Cha do a été réalisée par Naoko que je remercie du fond du coeur. Je ne sais pas si mes petites fleurs sont vraiment "comme dans la nature" et je crains d'être un peu hors sujet avec mes deux carrés beaucoup trop symétriques, mais il y a les mêmes sur le kimono de la dame!

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15 mars 2007

Bon anniversaire

Aujourd'hui, je voudrais mettre à l'honneur ma belle-maman! J'ai en effet une adorable belle-mère, qui déborde de générosité, d'énergie et de talents et j'insiste sur ce pluriel pas très grammatical, car dans son cas ils sont multiples! Elle aime beaucoup le scrap mais elle n'en fait pas elle-même car elle, son truc, c'est plutôt le tissu. Elle fait donc du patchwork. Certes, il s'agit toujours de juxtaposer des petits bouts, comme dirait son petit-fils, mais je trouve que ses créations sont bien plus difficiles à réaliser que les miennes...

Comme c'est aussi une grande fan de chouettes, depuis des années, à tous les Noëls, anniversaires, retours de voyage, nous ne lui offrons que des chouettes ou des tissus, elle doit finir par en avoir marre! Aujourd'hui, c'est son anniversaire, elle a bien sûr déjà reçu son paquet de chouettes habituel, mais en plus j'aurais voulu faire admirer ses réalisations par le plus grand nombre de gens possible. Surtout, laissez-lui un petit message, car elle vient sur ce blog tous les jours. Enfin aujourd'hui, elle va pouvoir ouvrir deux fois le champagne, car elle s'est cassé le bras il y a un mois (pour une bricoleuse comme elle, vous imaginez le supplice) et c'est aujourd'hui qu'on la déplâtre.

Si vous patchez du côté de Thouars, Saumur ou Cholet, j'espère que vous aurez un jour l'occasion de la rencontrer! Et sans plus attendre:

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Ses poules en patch avec mise en scène champêtrepouleJ

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Vous avez trouvé la poule balinaise?

Un sac aux couleurs d'automne                                           et une manique japonaise

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Un patchwork à suspendre, avec des tissus japonais:

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Des cartes de voeux  :

cartes                                               et la collection d'été:

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BON ANNIVERSAIRE!!!

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