Vous avez un truc, vous, pour la glossy? Non, parce que moi, à chaque fois, c'est une de ces galères!

J'explique brièvement, pour les non initiées, les autres peuvent sauter ce paragraphe: la glossy, c'est un produit qui permet de donner une finition laquée incolore à des découpes de papier et de carton. Ca se présente sous forme de paillettes brillantes, dans un joli petit pot rond. Quand on veut rendre lisses et brillantes une découpe de papier ou des lettres découpées, on passe la surface à traiter dans de l'encre incolore à séchage lent (pour les tampons), on saupoudre de ces fameuses paillettes, qui se fixent illico sur l'encre, et on chauffe au fer à embosser (un appareil qui souffle de l'air chaud, comme un décapeur thermique). Les paillettes fondent et créent une couche liquide qui, dès qu'elle refroidit et sèche, se durcit et forme un vernis brillant. Pour bien faire, il faudrait passer trois couches, c'est-à-dire qu'après avoir formé la première couche, il faut chauffer de nouveau, rajouter des paillettes et dès que la deuxième couche est constituée, renouveler l'opération.

J'aime bien la glossy parce que je trouve que c'est un bon produit, ça donne une jolie finition, lisse, élégante et pas trop clinquante. En plus, quand c'est bien exécuté, les résultats sont vraiment superbes, donc rien à dire en ce qui concerne les performances du produit...non, de mon côté, ce serait plutôt la mise en oeuvre qui pose problème.

D'abord, comment faire tenir les éléments à "glossifier"? Impossible de les tenir avec les doigts, n'oublions pas que l'air brûlant du fer à embosser doit être dirigé juste dessus. J'ai essayé plusieurs méthodes. Tenir le fer à embosser directement à la verticale au dessus de la pièce à traiter, afin que le flux d'air chaud la cloue littéralement sur le plan de travail. Mmmouais... au moindre changement de direction du flux en question (parce qu'évidemment, j'ai bougé!), hop! la pièce est soulevée et s'envole. Là, plusieurs possibilités, elle va se coller sur l'évier, sur le pot de glossy ou, le plus souvent, elle tombe par terre mais, une constante, dans 100% des cas, application immédiate de la loi de Murphy, c'est immanquablement le côté couvert de glossy qui entre en contact avec l'obstacle.

J'ai essayé de tenir la pièce avec une pince, genre longue pince à épiler. Mais là, je me sens comme la mère d'Achille trempant son rejeton dans le Styx, car ma pince laisse une marque qui n'est pas recouverte de glossy, je tente de ne pas trop serrer, mais avec le flux d'air, tout s'envole et...voir plus haut. Phénomène remarquable avec la glossy: quand j'ai, par miracle, réussi à recouvrir une pièce d'une première couche, le temps que je tende la main vers ma petite cuillère de paillettes pour saupoudrer d'une deuxième couche, la première est déjà aux trois quarts sèche et ça n'adhère plus que par endroits. En revanche, quand c'est la pièce qui s'envole pour aller se coller fort inopportunément sur des objets qui n'avaient d'ailleurs pas à se trouver là, la couche est encore bien collante et ramasse tout ce qui se trouve à sa portée. L'autre soir, j'ai passé une heure à faire 9 lettres (en plus il y avait deux "i" et j'ai dû me taper deux fois les points!), j'ai fini éreintée, les doigts pleins de cloques et avec un chantier autour de moi... je n'en dis pas plus.

Pour la prochaine fois, j'envisage assez sérieusement de recouvrir le sol de la cuisine de paillettes, juste à l'endroit où je travaille, puisque de toute façon mes pièces finissent invariablement par se retrouver là, et qu'en plus elles tombent toujours du "bon" côté. Qu'est-ce que vous en pensez?

Un titre à la glossy, ça donne ça. Ne cherchez pas les "i", ce n'est pas celui de l'autre soir. Impossible d'éviter la différence de teintes entre les deux parties de la page, j'ai eu beau scanner, rescanner, changer la luminosité etc., rien n'y a fait. En vrai, elle est de la même teinte partout!

phuket2

Papiers: Bazzil, Kelly Panacci, Papiers du monde Clairefontaine, rubans "récup"